Vous venez de recevoir plusieurs refus de master et vous ne savez plus quoi faire ?
Après trois années de licence, des examens, des dossiers de candidature et parfois plusieurs mois d’attente, découvrir que vous n’avez aucune proposition d’admission peut être particulièrement décourageant.
Vous vous demandez peut-être : « Est-ce que mes notes étaient insuffisantes ? Est-ce que je dois attendre un an ? Est-ce que je vais devoir abandonner mon projet professionnel ? »
Ne pas être accepté en master ne signifie pas nécessairement que votre projet d’études est terminé.
Selon votre situation, plusieurs possibilités existent : participer aux différentes phases d’admission sur Mon Master, vérifier votre éligibilité à la saisine du recteur, élargir vos candidatures ou profiter de cette période pour développer votre expérience.
Et je sais à quel point cette étape peut être difficile.
Avant de devenir psychologue spécialisée en orientation scolaire et professionnelle, j’ai moi-même rencontré des difficultés durant ma licence de psychologie. J’ai notamment dû recommencer ma troisième année. Cette période m’a amenée à revoir ma stratégie, à multiplier les expériences de terrain et à effectuer un service civique auprès de l’AFEV de Bordeaux.
Ces expériences ont enrichi mon parcours et m’ont permis de présenter une candidature plus cohérente avec mon projet professionnel.
Dans cet article, je vous présente sept solutions concrètes à envisager lorsque vous n’avez pas de master, ainsi que les enseignements que je tire de mon propre parcours.
1. Pas de master : que faire immédiatement après un refus ?
Vous venez de consulter vos résultats sur Mon Master et vous découvrez que vous n’avez reçu aucune proposition d’admission ?
Entre la déception, l’inquiétude pour votre avenir et la pression de votre entourage, il peut être difficile de savoir comment réagir.
Pourtant, recevoir un refus en master ne signifie pas que toutes les possibilités sont épuisées.
Avant d’envisager une année de pause ou de renoncer à votre projet professionnel, plusieurs vérifications s’imposent.
Vérifiez la situation de chacune de vos candidatures
La première chose à faire est de vous connecter à la plateforme Mon Master pour consulter précisément l’état de vos candidatures.
Il est important de distinguer :
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Une proposition d’admission : une formation vous propose une place, dans les conditions indiquées sur la plateforme.
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Une candidature en liste d’attente : vous n’avez pas encore de proposition, mais votre situation peut évoluer en fonction des désistements et des règles de la procédure.
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Un refus d’admission : votre candidature n’a pas été retenue pour la formation concernée.
Ne confondez donc pas une absence de proposition immédiate avec un refus définitif.
Si vous êtes encore sur liste d’attente, prenez connaissance des informations disponibles sur votre dossier et surveillez les échéances de réponse.
Notez les dates importantes de la procédure Mon Master
Lorsqu’on vient de recevoir plusieurs refus, on peut être tenté de fermer son ordinateur et de ne plus penser aux candidatures pendant quelques jours.
C’est compréhensible, mais certaines démarches sont soumises à des délais précis.
Je vous conseille donc de noter immédiatement :
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Les dates des différentes phases d’admission.
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Les éventuelles possibilités de candidature en phase complémentaire.
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Les délais de réponse aux propositions reçues.
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Les conditions et délais pour demander une saisine du recteur, si vous êtes éligible.
Ces informations évoluent selon les campagnes. Consultez donc le calendrier officiel de l’année concernée sur Mon Master.
Mon conseil : créez un tableau simple avec le nom des formations, le statut de chaque candidature et les prochaines échéances. Vous aurez ainsi une vision plus claire de votre situation.
Ne tirez pas de conclusions trop rapides sur votre niveau scolaire
Après plusieurs refus, il est fréquent de se dire :
« Je n’ai pas été accepté parce que mon dossier est mauvais. »
Pourtant, la réalité peut être plus complexe.
Certaines formations reçoivent beaucoup plus de candidatures qu’elles ne disposent de places. Les responsables peuvent également examiner plusieurs critères : les résultats universitaires, les expériences, les compétences acquises ou encore la cohérence du projet avec les objectifs du master.
Un refus ne permet donc pas, à lui seul, de conclure que vous n’avez pas le niveau pour réussir en master.
Il peut néanmoins être utile d’analyser votre dossier pour identifier les points à améliorer et mieux préparer la suite.
Construisez un premier plan d’action
Pour éviter de rester bloqué dans l’incertitude, je vous invite à organiser vos prochaines démarches autour de trois priorités.
Première priorité : vérifier les possibilités encore ouvertes.
Consultez les informations de Mon Master, les listes d’attente et les dispositifs auxquels vous pourriez avoir accès.
Deuxième priorité : faire le point sur votre projet.
Demandez-vous si les masters demandés correspondent réellement à votre objectif professionnel et si d’autres formations pourraient également vous permettre de l’atteindre.
Troisième priorité : préparer une solution alternative.
Si aucune admission n’aboutit, réfléchissez aux expériences qui pourraient enrichir votre parcours : stage, emploi, engagement associatif ou service civique, selon votre situation.
Il ne s’agit pas de renoncer à vos ambitions, mais de reprendre la main sur les possibilités qui dépendent encore de vous.
Et surtout, ne prenez pas une décision importante uniquement sous le coup de la déception.
Une candidature refusée peut être l’occasion de réévaluer votre stratégie, sans remettre en cause l’ensemble de vos capacités ni votre avenir professionnel.
2. Pas de master : comment profiter de la phase complémentaire sur Mon Master ?
Vous n’avez reçu aucune proposition d’admission en master lors de la phase principale ?
Avant de considérer que votre année universitaire est compromise, pensez à vérifier les possibilités offertes par la phase complémentaire de Mon Master.
Cette étape de la procédure peut permettre à des étudiants de présenter de nouvelles candidatures dans des formations disposant encore de places.
Mais attention : les conditions de participation, le calendrier et les formations accessibles dépendent des règles de la campagne en cours.
Qu’est-ce que la phase complémentaire de Mon Master ?
La phase complémentaire est une période supplémentaire de la procédure d’admission en première année de master.
Elle permet, selon les conditions fixées pour la campagne, de candidater à des formations qui disposent encore de capacités d’accueil.
C’est donc une possibilité à examiner si vous n’avez pas obtenu la place souhaitée pendant la phase principale.
Cependant, la phase complémentaire ne garantit pas une admission. Les candidatures restent examinées par les établissements selon leurs critères de sélection.
Comment trouver des masters qui recrutent encore ?
Commencez par consulter le site officiel Mon Master et les informations relatives à la phase complémentaire.
Lorsque cette phase est ouverte, recherchez les formations accessibles en tenant compte de plusieurs critères :
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Le domaine d’études : ne vous limitez pas nécessairement à l’intitulé exact des masters que vous aviez initialement sélectionnés.
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Les compétences enseignées : deux masters portant des noms différents peuvent développer des compétences proches.
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Les débouchés professionnels : vérifiez les métiers et les secteurs auxquels la formation prépare.
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La localisation : si votre situation personnelle le permet, élargissez votre recherche à d’autres universités ou régions.
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Les conditions d’admission : examinez les prérequis et les critères de sélection de chaque formation.
Prenons un exemple.
Vous avez obtenu une licence de psychologie et vous souhaitez travailler dans l’accompagnement professionnel.
Vous avez peut-être principalement candidaté à des masters de psychologie du travail.
Il peut alors être intéressant d’explorer d’autres parcours en lien avec votre projet, tout en vérifiant leurs conditions d’accès et leurs débouchés.
Attention toutefois : tous les masters ne permettent pas d’obtenir le titre de psychologue. Si vous souhaitez exercer cette profession réglementée, il est indispensable de vérifier que votre parcours respecte les conditions légales d’accès au titre.
Faut-il candidater à un master qui ne correspond pas exactement à son premier choix ?
Tout dépend de votre objectif professionnel.
Il peut être pertinent d’élargir vos candidatures lorsque plusieurs formations permettent d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer dans un secteur donné.
En revanche, je vous déconseille de choisir un master uniquement parce qu’il reste des places.
Avant de déposer une nouvelle candidature, posez-vous trois questions :
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Quelles compétences vais-je développer grâce à cette formation ?
-
Quels débouchés professionnels pourrai-je réellement envisager ?
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Est-ce que cette formation me rapproche de mon projet ou m’en éloigne ?
L’objectif n’est pas simplement d’obtenir une place en master, mais de choisir une formation qui conserve du sens dans votre parcours.
3. Pas de master : comment faire un recours auprès du recteur ?
Vous avez obtenu votre licence, mais aucune formation en master n’a accepté votre candidature ?
Dans certaines situations, vous pouvez bénéficier d’un dispositif appelé saisine du recteur, qui permet de demander un accompagnement pour rechercher une possibilité de poursuite d’études en master.
Ce dispositif est prévu pour les étudiants remplissant des conditions précises. Il ne constitue pas une admission automatique, mais représente une démarche à connaître si vous vous retrouvez sans proposition.
Qu’est-ce que la saisine du recteur ?
La saisine du recteur est une procédure destinée à certains titulaires d’un diplôme national de licence qui n’ont obtenu aucune réponse favorable à leurs candidatures en première année de master.
Elle permet de solliciter les services rectoraux afin qu’ils examinent votre situation et recherchent, avec les établissements concernés, des possibilités de poursuite d’études.
L’objectif est de favoriser l’accès à une formation compatible avec votre parcours et votre projet professionnel.
Attention : la saisine du recteur ne vous donne pas le droit d’intégrer automatiquement le master de votre choix.
Les propositions éventuelles dépendent notamment des capacités d’accueil disponibles et de l’adéquation entre votre parcours et les formations envisagées.
Quelles sont les conditions pour saisir le recteur ?
Cette démarche n’est pas accessible à tous les candidats refusés en master.
Les conditions portent notamment sur :
-
Votre diplôme : être titulaire d’un diplôme national de licence répondant aux conditions du dispositif.
-
Votre situation d’admission : ne pas avoir obtenu de réponse favorable permettant une poursuite d’études dans les conditions prévues.
-
Vos candidatures : avoir présenté un nombre suffisant de candidatures recevables, réparties entre plusieurs mentions de master et établissements, sauf exceptions prévues.
-
Le délai : déposer votre demande dans la période autorisée.
Les règles peuvent varier selon votre situation, notamment si votre région académique ne propose qu’un nombre limité de formations correspondant à votre licence.
Il est donc indispensable de vérifier votre éligibilité sur le site officiel Mon Master.
Comment déposer une demande de saisine du recteur ?
Si vous remplissez les conditions, voici les principales démarches à effectuer.
1. Vérifiez votre éligibilité.
Consultez les informations officielles concernant la saisine du recteur et assurez-vous de respecter les critères exigés pour la campagne en cours.
2. Respectez le délai de dépôt.
La demande doit être effectuée dans un délai réglementaire, qui dépend de votre situation et de la procédure d’admission.
N’attendez donc pas plusieurs semaines après vos résultats pour vous renseigner.
3. Préparez les informations nécessaires.
Vous devrez notamment pouvoir justifier votre parcours universitaire et votre situation au regard des candidatures déposées.
Suivez les consignes indiquées sur la plateforme pour transmettre les éléments demandés.
4. Examinez les propositions éventuelles.
Si des possibilités de formation vous sont présentées, prenez le temps de vérifier les enseignements, les conditions d’accès, la localisation et les débouchés professionnels.
Une proposition ne correspondra pas nécessairement à votre premier choix de master.
Le recteur est-il obligé de vous trouver une place en master ?
C’est une question importante.
Non, la procédure ne garantit pas qu’une place vous sera attribuée.
Les services rectoraux recherchent des solutions dans le cadre prévu par la réglementation, mais les possibilités dépendent notamment des formations disponibles et de votre parcours.
Il faut donc éviter de considérer cette démarche comme une solution certaine.
Je vous recommande plutôt de l’intégrer à une stratégie plus large : vérifier les admissions encore possibles, explorer d’autres formations et préparer, si nécessaire, une nouvelle candidature.
Mon conseil : ne restez pas dans l’attente d’une seule réponse
Si vous êtes éligible à la saisine du recteur, effectuez la démarche dans les délais.
Mais parallèlement, continuez à réfléchir aux autres possibilités qui pourraient vous rapprocher de votre objectif professionnel.
Par exemple, si vous souhaitez intégrer un master de psychologie, vous pouvez analyser les parcours accessibles, les critères de sélection et les expériences susceptibles de renforcer votre dossier.
L’essentiel est de ne pas faire reposer tout votre avenir universitaire sur une seule procédure.
Un refus de master peut être difficile à vivre, mais il ne doit pas vous empêcher de construire une nouvelle stratégie pour la suite de votre parcours.
Vous ne savez plus quelle direction donner à votre parcours ?
Vous avez reçu plusieurs refus de master, vous hésitez entre différentes formations ou vous commencez à remettre en question votre projet professionnel ?
Je suis Christie SERIN, psychologue spécialisée en orientation scolaire et professionnelle. J’accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre leurs intérêts, explorer les possibilités qui s’offrent à elles et construire un projet d’orientation cohérent.
Si vous ressentez le besoin de faire le point sur votre situation et d’être accompagné dans votre réflexion, vous pouvez me présenter votre demande.
4. Pourquoi votre candidature en master a-t-elle été refusée ?
Vous avez envoyé plusieurs candidatures en master, parfois avec des résultats universitaires corrects, des stages et une lettre de motivation soignée. Pourtant, vous n’avez reçu aucune proposition d’admission.
Vous vous demandez alors : « Pourquoi les autres ont-ils été acceptés et pas moi ? »
C’est une question légitime. Mais avant de remettre en cause vos capacités, il est important de comprendre comment fonctionne la sélection en master.
Un refus d’admission peut s’expliquer par plusieurs facteurs : vos résultats, les critères de la formation, la cohérence de votre candidature ou simplement le nombre de places disponibles.
Des formations très demandées avec un nombre de places limité
Certains masters reçoivent un nombre important de candidatures pour une capacité d’accueil relativement réduite.
C’est notamment le cas de plusieurs parcours en psychologie, en droit ou dans d’autres disciplines particulièrement demandées.
Dans ces conditions, des étudiants ayant de bons résultats universitaires peuvent également recevoir des refus.
Il faut donc distinguer deux situations :
-
Ne pas remplir les prérequis d’une formation, ce qui peut rendre une candidature inadaptée.
-
Remplir les prérequis sans être sélectionné, parce que d’autres candidatures ont été retenues dans la limite des places disponibles.
Cette distinction est importante : être refusé ne signifie pas nécessairement que vous êtes incapable de réussir les études envisagées.
Vos résultats universitaires peuvent influencer la sélection
Les notes obtenues pendant votre licence peuvent jouer un rôle important dans l’examen de votre dossier.
Selon les formations, les responsables peuvent notamment s’intéresser à :
-
Votre moyenne générale.
-
Vos résultats dans les matières en lien avec le master demandé.
-
L’évolution de vos résultats au cours de la licence.
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Vos éventuels redoublements et votre parcours universitaire.
-
Les compétences et connaissances acquises pendant vos études.
Cependant, les critères de sélection ne sont pas identiques d’un master à l’autre.
Une moyenne de 12/20 ne signifie donc pas automatiquement que vous serez refusé, tout comme une moyenne de 15/20 ne garantit pas une admission.
L’important est de consulter les attendus et les critères d’examen des candidatures de chaque formation.
Votre projet professionnel manque peut-être de cohérence
Imaginons deux étudiants titulaires d’une licence de psychologie.
Le premier souhaite intégrer un master de psychologie du travail. Dans sa lettre de motivation, il explique simplement qu’il aime comprendre les comportements humains et souhaite devenir psychologue.
Le second présente un projet plus précis : il s’intéresse à la prévention des risques psychosociaux, a effectué un stage dans une structure en lien avec le monde professionnel et explique pourquoi les enseignements du master correspondent à ses objectifs.
Le deuxième étudiant apporte davantage d’éléments permettant de comprendre la cohérence de sa candidature.
Cela ne signifie pas qu’il sera automatiquement sélectionné. Mais son dossier permet de mieux identifier ses motivations et la pertinence de son parcours.
Mon conseil : ne vous contentez pas d’affirmer que vous êtes motivé. Expliquez pourquoi cette formation vous intéresse et appuyez vos arguments sur des expériences ou des connaissances concrètes.
Vous n’avez peut-être pas suffisamment valorisé vos expériences
Contrairement à ce que certains étudiants imaginent, les expériences pertinentes ne se limitent pas aux stages obligatoires.
Selon les critères du master, vous pouvez également mettre en avant :
-
Un emploi étudiant.
-
Une mission de service civique.
-
Un engagement bénévole ou associatif.
-
Un projet universitaire.
-
Une responsabilité exercée dans une association.
-
Une expérience personnelle pertinente pour votre projet, lorsqu’elle peut être présentée de manière professionnelle.
Prenons un exemple.
Vous avez travaillé comme animateur auprès d’adolescents pendant les vacances scolaires.
Sur votre CV, vous pourriez simplement écrire : « Animateur en centre de loisirs ».
Mais vous pourriez aussi préciser les compétences développées : animation de groupes, adaptation aux besoins des jeunes, travail en équipe et gestion de situations imprévues.
Ces éléments peuvent être intéressants pour certaines formations dans les domaines de l’éducation, de l’accompagnement ou de la psychologie, à condition de montrer leur pertinence.
Ce n’est pas seulement l’expérience qui compte, mais aussi votre capacité à expliquer ce qu’elle vous a appris.
Comment identifier les points faibles de votre candidature ?
Je vous invite à reprendre les dossiers que vous avez envoyés et à vous poser cinq questions :
- Est-ce que je remplissais réellement les prérequis des masters demandés ?
- Mes lettres de motivation étaient-elles adaptées à chaque formation ?
- Ai-je suffisamment valorisé mes stages, emplois et engagements ?
- Mon projet professionnel était-il cohérent avec les enseignements proposés ?
- Ai-je diversifié mes candidatures ou me suis-je concentré sur quelques formations très demandées ?
Vous pouvez également consulter les critères d’examen des candidatures publiés par les établissements et, lorsque cela est possible, demander des précisions sur les motifs de refus.
Cette analyse ne vous permettra pas nécessairement de connaître toutes les raisons de votre non-admission, mais elle peut vous aider à préparer une stratégie plus pertinente.
Et si votre dossier universitaire est moyen ?
C’est une situation que je connais personnellement.
Lorsque j’étais étudiante en psychologie, mes résultats n’étaient pas toujours excellents. J’ai notamment connu un redoublement en troisième année de licence.
J’ai donc cherché à renforcer mon parcours en réalisant plusieurs stages et un service civique auprès de l’AFEV de Bordeaux.
Ces expériences m’ont permis de développer des compétences de terrain et de mieux construire mon projet professionnel.
Elles ont aussi constitué des éléments concrets à présenter dans mes candidatures.
Je ne peux pas affirmer que cette stratégie fonctionnera pour tous les étudiants. En revanche, elle illustre une chose : lorsqu’on ne peut plus modifier ses anciennes notes, il reste parfois possible de renforcer d’autres dimensions de son dossier.
C’est précisément ce que nous allons voir dans la prochaine partie.
5. Comment améliorer son dossier pour être accepté en master ?
Vous avez reçu plusieurs refus de master et vous envisagez de présenter de nouvelles candidatures ?
Avant de postuler à nouveau, prenez le temps d’analyser votre dossier.
L’objectif n’est pas simplement de multiplier les candidatures, mais de présenter un parcours cohérent avec les formations que vous souhaitez intégrer.
Même si vous ne pouvez pas modifier vos anciennes notes universitaires, vous pouvez parfois renforcer votre candidature en travaillant votre CV, votre lettre de motivation et vos expériences.
Soignez votre CV pour mettre en valeur vos compétences
Le CV universitaire ne doit pas être une simple liste de diplômes et d’expériences.
Il doit permettre au responsable de formation de comprendre rapidement votre parcours et les compétences que vous avez développées.
Pour cela, je vous conseille de faire apparaître clairement :
-
Votre formation universitaire : diplôme obtenu, spécialité, enseignements pertinents et éventuels projets réalisés.
-
Vos expériences professionnelles : stages, emplois étudiants, missions ponctuelles ou alternances.
-
Vos engagements : bénévolat, service civique ou responsabilités associatives.
-
Vos compétences : méthodes de travail, outils maîtrisés, langues et savoir-faire en lien avec la formation.
-
Votre projet : lorsque cela est pertinent, une courte présentation de votre objectif de poursuite d’études.
Prenons un exemple.
Vous souhaitez intégrer un master dans le domaine de l’éducation et vous avez travaillé comme assistant d’éducation dans un collège.
Plutôt que d’indiquer uniquement votre intitulé de poste, précisez les missions réalisées : accompagnement des élèves, gestion de situations conflictuelles, travail avec l’équipe éducative ou participation à des projets pédagogiques.
Ces informations permettront au jury de mieux comprendre ce que cette expérience vous a apporté.
Mon conseil : adaptez votre CV aux attendus de chaque master, sans inventer ni exagérer vos compétences.
Personnalisez votre lettre de motivation pour chaque master
L’une des erreurs à éviter consiste à envoyer exactement la même lettre de motivation à toutes les universités.
Même lorsque les formations appartiennent au même domaine, leurs enseignements, leurs objectifs et leurs critères de sélection peuvent être différents.
Votre lettre doit répondre à trois questions essentielles :
-
Pourquoi souhaitez-vous intégrer ce master précisément ?
-
En quoi votre parcours vous a-t-il préparé à suivre cette formation ?
-
Comment ce master s’inscrit-il dans votre projet professionnel ?
Par exemple, écrire « Je souhaite intégrer votre master parce que je suis passionné par la psychologie » reste assez général.
Vous pourriez plutôt expliquer votre intérêt pour une spécialité précise, évoquer un enseignement suivi pendant votre licence et présenter une expérience qui a renforcé votre motivation.
Une bonne lettre de motivation ne consiste pas à affirmer que vous êtes le meilleur candidat, mais à démontrer la cohérence de votre candidature.
Développez des expériences en lien avec votre projet professionnel
Si vous disposez de plusieurs mois avant une nouvelle campagne de candidature, cette période peut être l’occasion de développer de nouvelles compétences.
Selon votre situation, vous pourriez envisager :
-
Un stage en lien avec votre domaine d’études, lorsque les conditions permettent de bénéficier d’une convention.
-
Un emploi dans un secteur proche de votre projet professionnel.
-
Une mission de service civique.
-
Un engagement bénévole dans une association.
-
Une formation complémentaire pertinente.
-
Un projet personnel ou universitaire permettant de développer des compétences concrètes.
Attention : multiplier les expériences sans objectif précis n’est pas nécessairement une bonne stratégie.
Je vous recommande plutôt de vous demander : « Quelle expérience pourrait m’aider à mieux comprendre le métier que je vise et à développer les compétences attendues ? »
Un étudiant souhaitant travailler dans l’accompagnement des jeunes pourrait, par exemple, rechercher une expérience auprès d’une association éducative.
Un autre souhaitant intégrer un master en ressources humaines pourrait privilégier une expérience administrative ou une mission en lien avec le recrutement.
L’essentiel est de pouvoir expliquer ce que vous avez appris et pourquoi cette expérience est pertinente pour la formation visée.
Ne négligez pas vos résultats dans les matières importantes
Si vous êtes encore en licence, vous pouvez également agir sur vos résultats universitaires.
Certains masters accordent une attention particulière aux notes obtenues dans les enseignements directement liés à leur spécialité.
Par exemple, un étudiant qui souhaite intégrer un master de psychologie peut avoir intérêt à porter une attention particulière aux matières correspondant aux prérequis du parcours demandé.
Cela ne signifie pas que les autres enseignements sont sans importance.
Mais connaître les critères de sélection peut vous aider à mieux organiser votre travail et à comprendre les compétences attendues.
Si vous avez déjà obtenu votre licence, concentrez-vous plutôt sur les éléments de votre dossier que vous pouvez encore faire évoluer.
Élargissez vos candidatures sans perdre de vue votre objectif
Une autre stratégie consiste à revoir votre sélection de masters.
Avez-vous candidaté uniquement dans les universités les plus demandées ? Avez-vous exploré plusieurs mentions ou parcours compatibles avec votre projet ?
Je vous conseille de comparer les formations selon :
-
Leurs enseignements.
-
Leurs prérequis.
-
Leurs critères de sélection.
-
Leurs débouchés professionnels.
-
Leur localisation.
-
Leur adéquation avec votre projet.
Attention toutefois aux professions réglementées.
Par exemple, si votre objectif est de devenir psychologue, tous les masters en lien avec les sciences humaines ne permettent pas d’accéder au titre de psychologue.
Il est donc indispensable de vérifier les conditions d’accès à la profession avant de choisir une formation alternative.
Préparez votre prochaine candidature avec un plan d’action
Pour ne pas attendre passivement la prochaine campagne Mon Master, je vous propose de construire un petit plan d’action.
| Objectif | Action concrète |
|---|---|
| Améliorer mon CV | Reprendre la présentation de mes expériences et compétences |
| Renforcer mon projet | Étudier les enseignements et débouchés des masters visés |
| Développer mon expérience | Rechercher un emploi, un bénévolat ou une mission pertinente |
| Mieux candidater | Préparer une lettre adaptée à chaque formation |
| Diversifier mes choix | Identifier d’autres masters compatibles avec mon objectif |
Fixez-vous ensuite quelques échéances réalistes.
Par exemple, vous pourriez consacrer une semaine à l’analyse des formations, une autre à la révision de votre CV, puis commencer vos recherches d’expériences professionnelles.
Ce qui compte, ce n’est pas d’avoir un dossier parfait, mais de présenter une candidature solide, sincère et adaptée aux attentes de la formation.
Et si vous manquez d’expérience professionnelle, sachez qu’il existe une possibilité que je connais particulièrement bien : le service civique.
C’est justement ce que nous allons aborder dans la prochaine partie.
6. Faire un service civique pour renforcer sa candidature en master : est-ce une bonne idée ?
Vous n’avez pas été accepté en master et vous vous demandez comment mettre à profit les prochains mois ?
Si vous souhaitez acquérir de l’expérience, découvrir un environnement professionnel ou renforcer votre projet d’études, le service civique peut être une option intéressante.
C’est d’ailleurs une expérience qui a joué un rôle important dans mon propre parcours universitaire.
Mais avant de vous expliquer pourquoi, voyons en quoi consiste ce dispositif.
Qu’est-ce que le service civique ?
Le service civique est un engagement volontaire au service de l’intérêt général.
Il permet aux jeunes de participer à des missions dans différents domaines, notamment :
-
L’éducation.
-
La solidarité.
-
La culture et les loisirs.
-
L’environnement.
-
La santé.
-
Le sport.
-
La citoyenneté.
Le dispositif est généralement accessible aux jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap, sous réserve des conditions d’éligibilité.
Une mission dure habituellement entre 6 et 12 mois et donne lieu à une indemnisation dont le montant est fixé par la réglementation.
Pour connaître les conditions et les montants actualisés, je vous invite à consulter le site officiel du Service Civique.
L’intérêt du service civique ne se limite pas à l’indemnisation : il peut aussi vous permettre de développer des compétences, de rencontrer des professionnels et de découvrir un secteur d’activité.
Comment mon service civique m’a aidée à construire mon parcours en psychologie
Lorsque j’étais étudiante en licence de psychologie à Bordeaux, mon parcours universitaire n’a pas été parfaitement linéaire.
En 2017, j’ai rencontré des difficultés en troisième année de licence et j’ai dû redoubler.
Cette situation m’a amenée à réfléchir sérieusement à mon dossier et à la manière dont je pouvais renforcer ma candidature pour intégrer un master de psychologie.
Je savais que je voulais devenir psychologue, mais je souhaitais aussi développer davantage mon expérience auprès des jeunes.
J’ai alors commencé par m’engager bénévolement auprès de l’AFEV de Bordeaux, une association qui agit notamment dans le domaine de l’éducation et de la lutte contre les inégalités.
Pendant environ deux heures par semaine, j’accompagnais des jeunes dans leur scolarité et dans la découverte de leur environnement culturel.
Cette première expérience m’a donné envie de m’investir davantage.
J’ai ensuite candidaté pour effectuer une mission de service civique auprès de cette même association.
Et cette décision a constitué une étape importante de mon parcours.
Les compétences que j’ai développées pendant mon service civique
Au cours de ma mission à l’AFEV, j’ai eu l’occasion de participer à différentes activités :
-
L’animation de réunions avec des jeunes.
-
L’organisation d’échanges avec des partenaires socio-éducatifs.
-
L’accompagnement de jeunes étrangers dans l’apprentissage du français.
-
L’aide aux devoirs.
-
La création d’un atelier journal avec des lycéens.
-
Le suivi et l’accompagnement de bénévoles étudiants.
Ces missions m’ont permis de développer des compétences que je n’aurais pas nécessairement acquises de la même manière à l’université.
J’ai notamment progressé dans ma capacité à communiquer, à travailler en équipe, à organiser des projets et à prendre la parole devant un groupe.
Mais surtout, cette expérience m’a permis de mieux comprendre les réalités du terrain et de confirmer mon intérêt pour l’accompagnement des jeunes.
Lorsque j’ai préparé mes candidatures en master de psychologie, j’ai pu m’appuyer sur ces expériences pour illustrer mes motivations et la cohérence de mon projet professionnel.
Je ne peux pas affirmer que mon service civique a été, à lui seul, la raison de mon admission en master.
En revanche, il m’a permis de présenter un parcours plus riche et de mieux expliquer ce qui m’avait conduite vers ma spécialisation.
Comment choisir une mission de service civique pertinente pour votre projet ?
Si vous envisagez un service civique après un refus de master, je vous conseille de ne pas choisir votre mission uniquement pour occuper votre temps.
Essayez plutôt de rechercher une expérience qui vous intéresse réellement et qui pourrait vous aider à développer des compétences utiles pour la suite.
Par exemple :
| Projet d’études | Missions à explorer |
|---|---|
| Master en psychologie | Accompagnement de publics, solidarité, éducation |
| Master en sciences de l’éducation | Soutien scolaire, animation éducative, lutte contre le décrochage |
| Master en communication | Projets culturels, sensibilisation, communication associative |
| Master en gestion de projets | Organisation d’actions citoyennes, coordination d’activités |
| Master dans le domaine de l’environnement | Sensibilisation écologique, protection de la biodiversité |
Ces exemples ne constituent pas des conditions d’admission. Ils permettent simplement d’identifier des expériences susceptibles d’enrichir votre réflexion.
Avant de candidater, demandez-vous :
« Qu’est-ce que cette mission pourrait m’apprendre, et comment s’inscrit-elle dans mon projet personnel ou professionnel ? »
Le service civique garantit-il une admission en master ?
Non, et c’est important de le préciser.
Le service civique ne remplace ni les prérequis universitaires ni les critères de sélection des établissements.
Certaines formations peuvent accorder une place importante aux expériences de terrain, tandis que d’autres privilégient davantage les résultats académiques ou certaines connaissances disciplinaires.
Une mission de service civique peut enrichir votre candidature, mais elle ne garantit pas votre admission.
Elle peut néanmoins vous permettre de développer des compétences, de découvrir un secteur et de mieux argumenter votre projet dans une lettre de motivation ou lors d’un entretien.
Et même si vous choisissez finalement une autre orientation, les expériences acquises pourront vous être utiles dans la suite de votre parcours.
Mon conseil : transformez cette période en expérience constructive
Ne pas obtenir de place en master peut donner l’impression de perdre une année.
Pourtant, une période sans formation universitaire peut aussi devenir l’occasion de découvrir un environnement professionnel, de développer son autonomie et de préciser ses objectifs.
C’est ce que j’ai cherché à faire lorsque j’ai rencontré des difficultés pendant ma licence.
Le plus important n’est pas de multiplier les activités pour remplir votre CV, mais de choisir des expériences qui ont du sens pour vous.
Et si le service civique ne correspond pas à votre situation, d’autres possibilités existent pour développer votre expérience, notamment les emplois, les stages et les engagements associatifs.
Vous ne savez plus quelle direction donner à votre parcours ?
Vous avez reçu plusieurs refus de master, vous hésitez entre différentes formations ou vous commencez à remettre en question votre projet professionnel ?
Je suis Christie SERIN, psychologue spécialisée en orientation scolaire et professionnelle. J’accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre leurs intérêts, explorer les possibilités qui s’offrent à elles et construire un projet d’orientation cohérent.
Si vous ressentez le besoin de faire le point sur votre situation et d’être accompagné dans votre réflexion, vous pouvez me présenter votre demande.
7. Trouver un stage, un emploi ou une expérience professionnelle après un refus de master
Vous n’avez pas obtenu de place en master et vous ne souhaitez pas rester sans activité pendant plusieurs mois ?
Trouver un emploi, effectuer un stage ou s’engager dans une association peut vous permettre de développer des compétences et de préparer une nouvelle candidature.
Mais attention : toutes les expériences n’ont pas nécessairement la même pertinence selon le master que vous souhaitez intégrer.
L’objectif n’est donc pas de remplir votre CV à tout prix, mais de choisir des activités qui peuvent enrichir votre parcours et vous aider à préciser votre projet professionnel.
Faire un stage pour découvrir un métier et renforcer son projet
Un stage peut être particulièrement intéressant si vous hésitez encore entre plusieurs spécialités de master.
Il vous permet de découvrir un environnement professionnel, d’observer des pratiques et de confronter vos représentations à la réalité du terrain.
Prenons l’exemple d’un étudiant titulaire d’une licence de psychologie qui hésite entre la psychologie du développement et la psychologie du travail.
Une expérience dans une structure éducative ou dans un environnement lié aux ressources humaines pourrait l’aider à mieux comprendre les différences entre ces domaines.
Elle pourrait également lui permettre de construire des arguments plus précis pour ses prochaines candidatures.
Cependant, un stage nécessite un cadre légal adapté, notamment une convention lorsqu’elle est requise. Si vous n’êtes plus inscrit dans un établissement de formation, renseignez-vous sur les dispositifs auxquels vous pouvez réellement accéder.
Ne payez pas une formation uniquement pour obtenir une convention de stage sans vérifier son sérieux et sa pertinence.
Trouver un emploi, même s’il ne correspond pas exactement au métier visé
Certains étudiants pensent qu’un emploi étudiant ou un travail temporaire n’a aucune valeur dans une candidature en master.
Pourtant, une expérience professionnelle peut vous permettre de développer des compétences transférables.
Par exemple :
| Expérience professionnelle | Compétences à valoriser |
|---|---|
| Animateur auprès de jeunes | Communication, animation de groupe, adaptation |
| Assistant administratif | Organisation, rigueur, gestion de dossiers |
| Vendeur ou conseiller clientèle | Écoute, relation client, gestion des demandes |
| Assistant d’éducation | Accompagnement, travail en équipe, gestion des conflits |
| Agent d’accueil | Communication, autonomie, gestion de situations variées |
Bien entendu, ces compétences doivent être réellement acquises et présentées en lien avec les attentes du master.
Un emploi dans la vente ne constitue pas automatiquement un avantage pour intégrer un master de psychologie. En revanche, il peut vous permettre d’illustrer certaines compétences relationnelles, si elles sont pertinentes pour la formation.
Ce qui compte, c’est votre capacité à expliquer ce que vous avez appris et comment cette expérience s’inscrit dans votre parcours.
Le bénévolat : une autre manière d’acquérir de l’expérience
Si vous ne trouvez pas immédiatement de stage ou d’emploi dans votre domaine, le bénévolat peut aussi être une piste.
Les associations proposent des missions très variées : accompagnement scolaire, aide aux personnes, organisation d’événements, projets culturels ou actions environnementales.
Par exemple, un étudiant intéressé par les métiers de l’éducation pourrait s’engager dans une association de soutien scolaire.
Cette expérience pourrait lui permettre de mieux comprendre les besoins des jeunes et de développer ses capacités d’accompagnement.
Le bénévolat peut également vous aider à rencontrer des professionnels et à découvrir des métiers auxquels vous n’aviez pas pensé.
Cependant, choisissez une mission compatible avec vos disponibilités et votre situation financière.
Vous n’avez pas besoin de travailler gratuitement pendant des mois pour prouver votre motivation.
Le témoignage de Claudya : un parcours qui ne s’est pas déroulé comme prévu
Dans mon article initial, je partageais également le témoignage de Claudya, ancienne étudiante en psychologie.
Son parcours illustre une réalité importante : le master que l’on envisage au départ n’est pas toujours celui que l’on intègre finalement.
Claudya avait initialement pour objectif de poursuivre ses études en psychologie clinique de la santé.
Mais son parcours universitaire a rencontré plusieurs obstacles. Elle a notamment dû repasser une matière après avoir manqué la validation de sa licence de seulement 0,03 point.
Elle a alors profité de cette période pour réaliser des stages et développer des expériences professionnelles.
Malgré ses démarches, sa candidature en psychologie clinique de la santé n’a pas été retenue.
Elle a ensuite exploré une autre spécialité : la psychologie du travail et des organisations.
C’est dans ce domaine qu’elle a finalement été admise en master, avant de devenir psychologue.
Son expérience rappelle que plusieurs parcours peuvent parfois permettre de construire une carrière professionnelle, même lorsque le premier projet n’aboutit pas.
Cela ne signifie pas qu’il faut accepter n’importe quelle formation après un refus.
Il s’agit plutôt de rester ouvert à d’autres possibilités tout en vérifiant qu’elles correspondent à vos intérêts et à vos objectifs professionnels
Pour la sélection en Master, cela a été très difficile. Il est important de noter que j’ai échoué à la licence pour seulement 0,03 points, ce qui signifiait que je devais rattraper une seule matière. Cela m’a donné du temps que j’ai mis à profit en effectuant des stages. Ma première stratégie a donc été de multiplier les stages, ce qui m’a permis de développer des projets concrets. Parallèlement, j’ai également travaillé dans divers petits emplois, ce qui, semble-t-il, a renforcé ma candidature. Mon objectif initial était de postuler en psychologie clinique de la santé. Malheureusement, ma candidature n’a pas été retenue, ce qui m’a amené à explorer un autre domaine de la psychologie : celui du travail et des organisations. J’ai été acceptée dans ce domaine et je suis désormais psychologue. Cependant, cela ne m’empêche pas de continuer à m’intéresser à la psychologie clinique.
Comment valoriser ces expériences dans votre prochaine candidature ?
Une fois votre expérience terminée, prenez le temps d’identifier ce qu’elle vous a apporté.
Pour cela, je vous conseille de répondre à quatre questions :
- Quelles missions ai-je réellement réalisées ?
- Quelles compétences ai-je développées ?
- Qu’ai-je découvert sur le métier ou le secteur d’activité ?
- En quoi cette expérience confirme-t-elle ou fait-elle évoluer mon projet de master ?
Vous pourrez ensuite utiliser ces éléments pour améliorer votre CV et personnaliser vos lettres de motivation.
Prenons un exemple.
Au lieu d’écrire simplement :
« J’ai fait du bénévolat dans une association parce que j’aime aider les autres. »
Vous pourriez expliquer :
« Mon engagement dans une association d’accompagnement scolaire m’a permis de travailler auprès d’adolescents, d’adapter ma communication à leurs besoins et de mieux comprendre les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans leur parcours éducatif. Cette expérience a renforcé mon intérêt pour les questions d’apprentissage et d’accompagnement. »
Cette deuxième formulation est plus précise et permet de mieux comprendre le lien entre l’expérience et le projet d’études.
Faut-il absolument multiplier les expériences pour être accepté en master ?
Non.
Accumuler cinq stages ou plusieurs emplois ne garantit pas une admission.
Les responsables de formation examinent les candidatures selon leurs propres critères, et certaines formations accordent davantage d’importance aux résultats universitaires ou aux connaissances disciplinaires.
Je vous recommande donc de privilégier la pertinence de vos expériences plutôt que leur quantité.
Une expérience bien choisie, dans laquelle vous vous êtes réellement investi, peut être plus intéressante à présenter qu’une succession d’activités sans lien avec votre projet.
Et si aucune de ces possibilités ne vous convient, une autre question mérite d’être explorée : avez-vous envisagé tous les parcours de master compatibles avec le métier que vous souhaitez exercer ?
8. Quelles alternatives envisager lorsqu’on n’est accepté dans aucun master ?
Vous avez reçu plusieurs refus de master et vous commencez à vous demander si vous devez abandonner votre projet professionnel ?
Avant de prendre cette décision, posez-vous une question essentielle :
Le master que vous souhaitiez intégrer est-il réellement le seul parcours permettant d’atteindre votre objectif ?
Dans certains domaines, plusieurs formations peuvent conduire à des métiers proches. Dans d’autres, notamment lorsqu’il s’agit de professions réglementées, les conditions d’accès sont beaucoup plus strictes.
L’enjeu est donc de distinguer le métier que vous souhaitez exercer de la formation que vous aviez initialement choisie.
Explorer d’autres spécialités de master
Lorsqu’on prépare ses candidatures, on peut avoir tendance à se concentrer sur une seule spécialité.
Pourtant, un même domaine universitaire peut proposer plusieurs parcours avec des approches et des débouchés différents.
Prenons l’exemple d’un étudiant titulaire d’une licence de psychologie.
Il souhaite initialement intégrer un master de psychologie clinique, mais ses candidatures n’aboutissent pas.
Il peut alors s’interroger sur d’autres spécialités, comme la psychologie du travail ou la psychologie du développement.
Attention, cela ne signifie pas que ces formations sont interchangeables.
Leurs enseignements, leurs exigences et leurs débouchés peuvent être très différents.
L’objectif n’est pas de choisir une autre spécialité uniquement pour obtenir une place, mais de vérifier si elle correspond réellement à vos intérêts professionnels.
C’est d’ailleurs ce qu’illustre le témoignage de Claudya, présenté précédemment : après un refus en psychologie clinique de la santé, elle a finalement poursuivi son parcours en psychologie du travail et des organisations.
Rechercher des formations dans des domaines proches
Si votre projet professionnel n’exige pas un diplôme précis, vous pouvez également explorer d’autres mentions de master.
Par exemple, un étudiant intéressé par l’accompagnement des jeunes pourrait s’informer sur différentes formations dans les domaines de l’éducation, de l’insertion professionnelle ou de la formation.
Un étudiant attiré par les ressources humaines pourrait comparer des parcours en gestion, en management ou en sciences humaines, selon les prérequis et les débouchés.
Pour chaque formation, je vous conseille de vérifier :
-
Les enseignements proposés.
-
Les compétences développées.
-
Les conditions d’admission.
-
Les stages et expériences professionnelles prévus.
-
Les métiers accessibles après l’obtention du diplôme.
Vous pouvez effectuer ces recherches sur Mon Master et sur les sites officiels des universités.
Ne vous fiez pas uniquement à l’intitulé d’une formation : prenez le temps d’étudier son contenu et ses débouchés réels.
Attention aux métiers réglementés : l’exemple du psychologue
C’est un point sur lequel je souhaite particulièrement attirer votre attention en tant que psychologue.
En France, le titre de psychologue est réglementé.
Il ne suffit donc pas d’obtenir n’importe quel master en sciences humaines, en accompagnement ou en développement personnel pour pouvoir exercer sous ce titre.
L’accès au titre repose sur des conditions précises de formation et de diplôme, notamment concernant le cursus en psychologie et les stages professionnels requis.
Ainsi, si votre objectif est de devenir psychologue, choisir un master dans un domaine voisin ne vous permettra pas nécessairement d’exercer cette profession.
Avant d’envisager une réorientation, renseignez-vous sur les conditions légales d’accès au métier visé.
Une formation alternative peut être intéressante, mais elle doit réellement permettre d’atteindre votre objectif professionnel.
Envisager une formation professionnalisante après la licence
Vous pouvez également vous demander si la poursuite en master est indispensable à votre projet.
Selon votre domaine et le métier envisagé, d’autres formations peuvent exister :
-
Des diplômes universitaires complémentaires.
-
Des formations professionnalisantes accessibles après une licence.
-
Des certifications professionnelles reconnues, à condition de vérifier leur niveau, leur reconnaissance et leurs débouchés.
-
Des formations en alternance adaptées à votre projet.
Attention : un diplôme universitaire (DU), une certification professionnelle et un diplôme national de master ne sont pas équivalents.
Leur reconnaissance, leur niveau et les métiers auxquels ils donnent accès peuvent être différents.
Avant de vous inscrire, vérifiez donc le statut exact de la formation, son coût, ses conditions d’admission et sa pertinence pour votre objectif.
Et si vous commenciez à travailler après votre licence ?
Ne pas intégrer un master immédiatement ne signifie pas nécessairement que vous devez rester sans activité.
Dans certains secteurs, votre licence peut vous permettre de candidater à des postes accessibles à bac +3.
Cela dépend évidemment de votre spécialité, des compétences acquises et des exigences des employeurs.
Vous pourriez ainsi envisager une première expérience professionnelle avant de reprendre vos études.
Cette option peut présenter plusieurs avantages :
-
Découvrir plus concrètement un secteur d’activité.
-
Développer des compétences professionnelles.
-
Préciser votre projet.
-
Acquérir davantage d’autonomie financière.
-
Préparer éventuellement une nouvelle candidature en master.
Mais je vous invite à rester attentif à votre objectif initial.
Si le métier que vous souhaitez exercer nécessite obligatoirement un master ou un diplôme spécifique, travailler après votre licence ne remplacera pas cette qualification.
Comment choisir entre ces différentes alternatives ?
Avant de vous engager dans une nouvelle formation ou de rechercher un emploi, prenez le temps de comparer vos possibilités.
| Votre situation | Piste à explorer |
|---|---|
| Vous souhaitez toujours exercer le même métier | Vérifier les autres formations permettant réellement d’y accéder |
| Vous hésitez entre plusieurs spécialités | Comparer leurs enseignements et leurs débouchés |
| Vous souhaitez développer votre expérience | Rechercher un emploi, un stage accessible ou une mission pertinente |
| Vous envisagez un métier différent | Explorer les formations et les conditions d’accès à ce nouveau projet |
| Vous souhaitez retenter votre chance en master | Préparer une stratégie de candidature pour la prochaine campagne |
Je vous recommande surtout de ne pas prendre une décision uniquement pour échapper au sentiment d’échec provoqué par les refus.
Un changement de formation peut être une excellente décision lorsqu’il correspond à un nouveau projet réfléchi. Il peut en revanche devenir problématique s’il vous éloigne d’un métier que vous souhaitez réellement exercer.
Et si, après avoir exploré ces possibilités, vous décidez de retenter votre chance en master l’année suivante, il reste une dernière question à examiner : comment organiser cette période pour qu’elle vous soit utile ?
9. Faut-il attendre un an pour retenter sa chance en master ?
Vous n’avez obtenu aucune proposition d’admission et vous envisagez de candidater à nouveau l’année prochaine ?
Cette décision peut être difficile à prendre, surtout lorsque vous voyez vos anciens camarades poursuivre leurs études.
Vous avez peut-être l’impression de prendre du retard ou de perdre une année.
Pourtant, attendre une nouvelle campagne de candidature en master n’est pas nécessairement une mauvaise décision, à condition de savoir pourquoi vous faites ce choix et comment vous souhaitez utiliser cette période.
Est-il possible de candidater à nouveau en master l’année suivante ?
Oui. Un refus lors d’une campagne d’admission ne vous empêche pas, en principe, de présenter de nouvelles candidatures lors d’une campagne ultérieure, sous réserve de remplir les conditions d’accès aux formations.
Vous pouvez donc conserver votre projet initial et tenter à nouveau d’intégrer un master.
Cependant, il est important de comprendre une chose : présenter exactement le même dossier aux mêmes formations ne garantit pas un résultat différent.
Les capacités d’accueil, le nombre de candidats et les critères d’examen peuvent évoluer d’une année à l’autre.
C’est pourquoi je vous recommande de profiter de cette période pour analyser votre première candidature et identifier ce que vous pouvez améliorer.
Une année sans master est-elle une année perdue ?
Pas nécessairement.
Tout dépend de la manière dont vous utilisez cette période et de votre situation personnelle.
Prenons deux exemples.
Premier étudiant : après plusieurs refus, il décide d’attendre la prochaine campagne sans modifier son CV, sans approfondir ses recherches et sans chercher à comprendre les critères des masters demandés.
Deuxième étudiant : il prend le temps d’analyser ses candidatures, trouve un emploi dans un secteur qui l’intéresse, échange avec des professionnels et prépare des lettres de motivation plus adaptées aux formations visées.
Ces deux étudiants disposent du même diplôme, mais ils n’auront pas nécessairement les mêmes éléments à présenter lors de leur prochaine candidature.
Cela ne signifie pas que le deuxième sera automatiquement accepté.
En revanche, il aura utilisé cette période pour développer son expérience et préciser son projet.
Une année de transition peut donc être constructive, à condition qu’elle corresponde à une démarche réfléchie.
Que faire pendant une année sans master ?
Si vous décidez de retenter votre chance, je vous conseille de construire un plan d’action autour de trois objectifs.
1. Renforcer votre candidature
Reprenez votre CV, analysez les critères des formations et identifiez les compétences que vous pourriez développer.
Selon votre situation, vous pouvez rechercher un emploi, un engagement associatif, un service civique ou une autre expérience pertinente.
2. Mieux connaître les masters visés
Prenez le temps de comparer les enseignements, les prérequis et les débouchés des formations.
Vous pouvez également participer aux journées portes ouvertes des universités et échanger avec des étudiants ou des professionnels du domaine.
Cela vous aidera à vérifier si les formations correspondent réellement à vos attentes.
3. Préparer vos candidatures en avance
N’attendez pas l’ouverture de la prochaine campagne pour commencer à réfléchir à vos lettres de motivation.
Vous pouvez préparer une première version de votre CV, identifier les expériences à valoriser et organiser vos recherches.
Vous devrez ensuite adapter vos documents aux consignes et aux critères de la nouvelle campagne.
Exemple de plan d’action sur plusieurs mois
Voici un exemple d’organisation que vous pouvez adapter à votre situation.
| Période | Actions à envisager |
|---|---|
| Premier mois | Analyser les refus et comparer les formations |
| Mois 2 à 3 | Rechercher une expérience pertinente et retravailler son CV |
| Mois 4 à 6 | Développer ses compétences et approfondir son projet |
| Avant la nouvelle campagne | Préparer les documents et vérifier les modalités de candidature |
| Pendant la campagne | Déposer des candidatures adaptées et suivre les échéances |
Ce calendrier est indicatif. Il doit être adapté aux dates officielles de Mon Master et à vos contraintes personnelles.
Vous n’êtes pas obligé de réaliser toutes ces actions.
L’essentiel est de vous fixer quelques objectifs réalistes plutôt que de multiplier les démarches sans véritable stratégie.
Dans quels cas vaut-il mieux ne pas attendre une année supplémentaire ?
Retenter sa chance en master n’est pas toujours la meilleure solution.
Par exemple, si vous réalisez que les formations demandées ne correspondent plus à votre projet, il peut être pertinent d’explorer une autre orientation.
De même, si votre situation financière nécessite de trouver rapidement un emploi, cette priorité mérite d’être prise en compte.
Enfin, si vous avez déjà candidaté plusieurs années sans obtenir de proposition, il peut être utile de solliciter un regard extérieur pour réexaminer votre stratégie et les parcours accessibles.
Cela ne signifie pas que vous devez abandonner votre objectif.
Il s’agit plutôt de vérifier si la stratégie que vous poursuivez reste adaptée à votre situation.
Mon conseil : ne confondez pas persévérance et répétition
Persévérer, ce n’est pas nécessairement refaire les mêmes démarches chaque année en espérant un résultat différent.
C’est aussi être capable d’analyser ses difficultés, d’ajuster sa stratégie et d’explorer d’autres possibilités.
Lorsque j’ai dû redoubler ma troisième année de licence de psychologie, j’aurais pu considérer cette période uniquement comme un échec.
J’ai plutôt cherché à développer mon expérience auprès des jeunes et à renforcer progressivement mon projet professionnel.
Cette étape n’a pas rendu mon parcours plus simple, mais elle m’a permis d’acquérir des compétences que j’ai ensuite pu valoriser.
Si vous choisissez de retenter votre chance en master, donnez-vous donc un objectif : présenter une candidature mieux préparée, sans considérer votre valeur personnelle comme dépendante d’une décision d’admission.
10. Mon expérience : comment j’ai réussi à intégrer un master de psychologie malgré mes difficultés universitaires
Aujourd’hui, je suis psychologue spécialisée en orientation scolaire et professionnelle. Pourtant, mon parcours universitaire n’a pas été un long fleuve tranquille.
Lorsque j’étais étudiante en licence de psychologie à Bordeaux, je savais déjà que je souhaitais devenir psychologue.
Mais avoir un projet professionnel clair ne signifie pas nécessairement que tout se passe comme prévu.
J’ai redoublé ma troisième année de licence de psychologie
En 2017, j’ai rencontré des difficultés pendant ma troisième année de licence.
J’avais sous-estimé la charge de travail de cette année universitaire et je ne m’étais pas suffisamment préparée, malgré les stages que j’avais déjà réalisés.
Résultat : je n’ai pas validé ma troisième année du premier coup.
Cette situation m’a obligée à revoir mon organisation et à réfléchir à la suite de mon parcours.
Je savais que l’admission en master de psychologie était sélective. Et avec des résultats universitaires relativement moyens, je ne pouvais pas considérer mon admission comme acquise.
Mais je ne voulais pas non plus abandonner mon projet de devenir psychologue.
J’ai donc décidé de travailler sur les aspects de mon dossier que je pouvais encore améliorer.
J’ai choisi de développer mon expérience auprès des jeunes
Pendant ma licence, j’avais déjà commencé à effectuer des stages facultatifs pour découvrir différents environnements professionnels.
J’ai également décidé de m’engager auprès de l’AFEV de Bordeaux, une association qui intervient notamment dans le domaine de l’éducation et de la lutte contre les inégalités.
J’ai d’abord été bénévole, à raison d’environ deux heures par semaine, pour accompagner des jeunes dans leur scolarité et leur ouverture culturelle.
Cette première expérience m’a beaucoup intéressée.
J’ai ensuite candidaté pour réaliser une mission de service civique au sein de la même association.
Pendant neuf mois, j’ai participé à différentes activités : accompagnement de jeunes, animation de réunions, organisation de projets et échanges avec des partenaires socio-éducatifs.
Cette expérience m’a permis de découvrir plus concrètement les réalités de l’accompagnement et de développer des compétences que je pouvais ensuite présenter dans mes candidatures.
J’ai appris à valoriser mes expériences plutôt qu’à me concentrer uniquement sur mes notes
À cette époque, mes résultats universitaires tournaient autour de 12/20.
Je savais donc que je ne pouvais pas uniquement compter sur mes notes pour me démarquer.
En revanche, j’avais progressivement construit un parcours comprenant plusieurs stages facultatifs et une mission de service civique.
Ces expériences m’ont permis d’illustrer mes motivations avec des exemples concrets.
Plutôt que d’affirmer simplement que j’aimais accompagner les jeunes, je pouvais expliquer les missions que j’avais réalisées, les compétences développées et les enseignements que j’en avais tirés.
Mon objectif était de montrer la cohérence entre mes études de psychologie, mes expériences de terrain et mon projet professionnel.
Cela ne signifie pas que les expériences remplacent les résultats universitaires. Mais elles peuvent constituer des éléments complémentaires intéressants lorsque les formations les prennent en compte dans leurs critères de sélection.
J’ai finalement intégré un master de psychologie
Malgré les difficultés rencontrées pendant ma licence, j’ai finalement été admise en master.
J’ai poursuivi mes études à Aix-Marseille Université, où j’ai obtenu en 2020 un master 2 en psychologie, spécialisé dans les transitions, l’orientation, l’insertion et le conseil.
Ce parcours m’a ensuite permis d’exercer comme psychologue spécialisée en orientation scolaire et professionnelle.
Avec le recul, je retiens une chose importante de cette expérience.
Mon redoublement n’a pas défini la suite de mon parcours.
Il m’a amenée à réfléchir à ma manière de travailler, à développer mon expérience et à construire progressivement un projet professionnel plus solide.
Je ne peux évidemment pas vous promettre qu’en réalisant trois stages ou un service civique, vous serez accepté en master.
Chaque formation possède ses propres critères et les situations individuelles sont différentes.
Mais mon parcours montre qu’il est parfois possible de rebondir après des difficultés universitaires et de continuer à avancer vers son objectif.
Ce que je vous conseille de retenir de mon expérience
Si vous venez de recevoir plusieurs refus de master, je vous invite à ne pas réduire votre parcours à ces décisions d’admission.
Prenez le temps d’analyser votre dossier, de comprendre les attentes des formations et d’identifier les expériences qui pourraient réellement enrichir votre projet.
Ne cherchez pas à reproduire exactement mon parcours : construisez une stratégie adaptée à vos objectifs, à vos compétences et à votre situation personnelle.
Et surtout, gardez à l’esprit qu’un parcours universitaire peut comporter des détours sans pour autant vous empêcher de construire une carrière qui vous correspond.
Conclusion : pas de master, que faire pour rebondir ?
Ne pas être accepté en master après plusieurs années d’études peut être particulièrement difficile à vivre. Vous avez peut-être l’impression que vos efforts n’ont servi à rien ou que votre avenir professionnel est compromis.
Pourtant, un refus de master ne signifie pas que vous devez renoncer à votre projet professionnel.
Comme nous l’avons vu, plusieurs solutions peuvent être envisagées selon votre situation : vérifier les possibilités encore ouvertes sur Mon Master, vous renseigner sur la saisine du recteur, améliorer votre dossier, acquérir de l’expérience grâce à un emploi ou un service civique, ou encore explorer d’autres formations.
Vous pouvez également décider de présenter de nouvelles candidatures l’année suivante, à condition de prendre le temps d’analyser votre stratégie.
Mon propre parcours en psychologie m’a appris qu’un redoublement ou des difficultés universitaires ne déterminent pas nécessairement la suite d’une carrière.
L’essentiel est de ne pas rester paralysé par les refus, mais d’identifier les prochaines actions qui peuvent réellement vous rapprocher de votre objectif.
Et si votre projet évolue au cours de cette réflexion, cela ne signifie pas que vous avez échoué. Cela peut aussi être l’occasion de découvrir une voie professionnelle qui vous correspond davantage.
Vous ne savez plus quelle direction donner à votre parcours ?
Vous avez reçu plusieurs refus de master, vous hésitez entre différentes formations ou vous commencez à remettre en question votre projet professionnel ?
Je suis Christie SERIN, psychologue spécialisée en orientation scolaire et professionnelle. J’accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre leurs intérêts, explorer les possibilités qui s’offrent à elles et construire un projet d’orientation cohérent.
Si vous ressentez le besoin de faire le point sur votre situation et d’être accompagné dans votre réflexion, vous pouvez me présenter votre demande.







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